|
Depuis 2001, les clients mécontents de leur banque peuvent se plaindre devant la Médiation bancaire. Les statistiques, publiées la semaine dernière, montrent qu'ils ne l'ont jamais autant fait qu'en 2008.
28.724 plaintes ont été déposées en 2008 par des particuliers mécontents auprès de la Médiation bancaire, soit une hausse de 15,7% par rapport à l'année précédente. Cette hausse, explique la Tribune du 8 février « s'explique en partie par l'extension, depuis 2007, des compétences de la médiation bancaire aux litiges concernant les crédits ». Représentant près du quart des plaintes (23%), la gestion des opérations de crédit constitue d'ailleurs le premier motif de protestation. Mais toutes les plaintes n'aboutissent pas, comme le souligne le lendemain le Progrès : « les médiateurs ont donné raison dans 53 % des cas aux banques, et non pas aux clients mécontents. Seules 30 % des requêtes ont abouti à une décision totalement favorable au client ».
Un retour timide
En tout cas, depuis quelques mois, les banques semblent recommencer à accorder des crédits relais. C'est le constat des courtiers interrogés par les Echos du 12 février. Selon le quotidien économique, les établissements financiers « peuvent prêter de 70% à 80% de la valeur du logement à vendre, contre 60% au mieux au plus fort de la crise ». Encore faut-il que le demandeur soit en passe de signer une promesse de vente. Par ailleurs, la tendance vaut surtout pour le marché parisien. Le même jour, le Blog Finance lance donc un avertissement : « Attention, à l'inverse, en Province, où les délais ne sont pas les mêmes et où le crédit-relais peut encore se révéler dangereux. » Dans tous les cas, le blog recommande donc de faire estimer le bien à vendre par un agent immobilier afin de ne pas surévaluer son budget.
Statut fragilisé
28,4% des ménages de la classe moyenne inférieure ont perdu leur statut de propriétaire à l'occasion de leur dernier déménagement. C'est ce que révèle une étude « menée en 2009 auprès de 4000 actifs âgés de moins de 65 ans par deux chercheurs de l'université Paris-Dauphine », que le nouvel Obs reprend sur son site Internet, le 11 février. L'étude définit trois catégories de classes moyennes en fonction des revenus. Toutes partagent des caractéristiques que détaille le Monde : elles « habitent plus souvent dans les villes (25,1 %) et en banlieue (35,9 %) que dans le périurbain. Elles sont plus souvent propriétaires (51,7 % contre 39,4 %) et deux fois moins locataires du parc social (7,8 % contre 15,2 %) que le reste de la population active. » Mais derrière cette apparente unité, se cachent d'importantes disparités. Le taux de propriété passe par exemple de 39,8% pour la classe moyenne inférieure à 63,5% pour la classe moyenne supérieure.
|